IBO Challenge 2021


IBO Challenge II, 2021

Cette année, toujours pas d'Olympiade internationale authentique, mais un « IBO Challenge II », un substitut en ligne que nos collègues portugais ont mis en place avec ferveur, une fois digérée l'énorme déception de ne pas pouvoir accueillir les délégations à Lisbonne, comme prévu.

Équipe belge

La situation sanitaire en Belgique, relativement rassurante, a au moins permis cette année de rassembler nos quatre candidats belges dans un même lieu – le Muséum des Sciences naturelles – pour présenter ensemble l'examen international en ligne.

Nathan Delfosse  Jonathan Hoornaert
(photos : Nathan à gauche, Jonathan à droite)

Nos deux candidats francophones étaient Nathan Delfosse (Athénée royal, Visé) et Jonathan Hoornaert (Collège St-Hadelin, Visé)

The Belgian IBO 2021 Team
(photo, de g. à dr. : Jonathan, Nathan, Stef, Mander)

Les deux jeunes néerlandophones étaient Stef Huskens (GO! Atheneum Ekeren) et Mander Van Roy (St-Romboutscollege, Malines). Mander avait déjà participé à l'IBO l'an dernier, alors qu'il était en 5e année.

À eux quatre ils ont formé - trop brièvement hélas - une chouette équipe belge ; c'est dans cet esprit qu'à l'issue de l'examen théorique, l'après-midi du 21 juillet, nos lauréats sont allés fêter la « fête nationale de la biologie », dans une visite approfondie au Muséum : salles « Évolution » et « Planète vivante ».

contempler l'évolution devnat l'arbre de la vie biodiversité
(cliquer pour agrandir)

Examens atypiques

L'examen s'est déroulé en deux matinées de trois heures chacune : « pratico-théorie » le lundi 19 juillet et théorie le mercredi 21 juillet.

La « pratico-théorie » a dû être adaptée à un examen sur écran, en lieu et place des quatre labos normalement attendus (microbiologie et écologie microbienne, biologie cellulaire et biotechnologie végétale, physiologie animale et biotechnologie marine, anatomie animale, biosystématique et écologie). Le nouvel examen se basait sur l'idée du 500e anniversaire du voyage de Magellan (premier tour du monde). Lors de huit étapes autour du monde, depuis son départ du golfe de Cadix jusqu'aux Philippines, les candidats rencontraient différents problèmes à analyser et résoudre. Leur examen comportait, en 50 pages, quatre types de questions : à choix multiples, vrai / faux, appariements, questions à remplir dans les espaces prévus.

Les thèmes abordés développaient une belle variété, même si l'écologie dominait :

  1. Le golfe de Cadix - Biologie cellulaire et biotechnologie - Thème : Adaptations des plantes aux facteurs biotiques et abiotiques
  2. Le golfe de Cadix - Écologie - Thème : Le passage du feu sur le sol
  3. Le départ - Physiologie animale - Thème : Microplastiques dans les larves d'insectes aquatiques
  4. Les îles Canaries - Écologie - Thème : Les puffins cendrés, de puissants voyageurs des mers atlantiques
  5. Rio de Janeiro - Biologie cellulaire et biotechnologie - Thème : Produits naturels des plantes
  6. Le détroit de Magellan - Écologie - Thème : Démographie des populations de manchots
  7. Îles Ladrones (Mariannes) - Écologie et anatomie - Thème : Anatomie et écologie des insectes

La théorie, quant à elle, est bien celle qui aurait été administrée si nous avions été en présentiel à Lisbonne.
Cinquante-quatre questions, sur 85 pages, du même type que celles de la « pratique » ! Les thèmes se répartissaient dans les sept chapitres classiques de l'IBO :

  1. biologie cellulaire,
  2. anatomie et physiologie des plantes,
  3. anatomie et physiologie des animaux,
  4. éthologie,
  5. génétique / évolution,
  6. écologie,
  7. biosystématique.

Force est de constater que la qualité de ces deux examens ne fera pas date dans l'histoire de l'IBO. Quelques questions étaient d'une grande complexité, alors que d'autres étaient d'une stupidité affligeante. D'autre part, de nombreuses questions comportaient des textes affreusement longs, parfois trois pages pour une seule question.

Même à ce jeu-là, c'est comme toujours la loi de la jungle qui s'impose : les candidats surentraînés, venus de pays où l'IBO représente un vrai enjeu (admission dans les meilleures universités) et où l'esprit de compétition est à son comble, ont gardé leur avantage habituel. Avec néanmoins quelques pays qui, bizarrement, récoltent soudain des médailles d'or tandis qu'ils étaient des habitués du bas du classement. Étrange.

En théorie, nos quatre jeunes ont eu beau se concentrer, ils n'ont qu'à peine pu arriver à terminer l'examen dans les temps...

Résultats

Les organisateurs portugais ont décidé d’attribuer les médailles selon les critères classiques (10 % d'or, 20 % d'argent, 30 % de bronze, suivis de 10 % de certificats de mérite), mais sans établir de classement à l'intérieur des catégories.

Nos deux lauréats francophones, Nathan Delfosse et Jonathan Hoornaert, ont fait de leur mieux à l'IBO Challenge II, hélas sans médaille ni certificat à la clé... Les deux candidats flamands, Mander Van Roy et Stef Huskens, ramènent chacun une médaille de bronze ; l'honneur de la Belgique est sauf...

 

The complete Belgian Team !

 

Mise à jour : 28 juillet 2021