Ce qu'ils en disent


Ce que des lauréats disent des Olympiades Internationales

Axelle Hue, 2012

Finalement, l’IBO 2012 a tout simplement eu un très grand impact sur ma vie […] J’insisterai sur un aspect. C’est que la Science réunit les gens, quelles que soient leur origine, langue, croyance, etc. Vous en conviendrez, c’est là tout le véritable intérêt de cette compétition : regrouper des individus qui n’auraient jamais dû se rencontrer, venant des 4 coins du globe, autour d’une seule et même chose : notre passion commune dans la recherche de la connaissance.

Les lauréats de physique, 2012

Lorsque le jour de l’examen théorique est arrivé, tous les participants étaient nerveux. Personne ne savait à quoi s’attendre, tout le monde relisait en dernière minute, réfléchissait sur quelle matière nous allions être interrogés. Toutes ces spéculations nous motivaient et nous poussaient à être à 100%. Une fois devant notre feuille, nous avons fait de notre mieux même si nous nous sommes tous rendu compte que l’IPhO n’était pas une petite compétition de quartier : les 450 meilleures jeunes têtes du monde étaient là et il fallait essayer de s’imposer, pour nous mais aussi pour la Belgique. Lorsque l’examen s’acheva, nous étions exténués mais ne pouvions pas relâcher la pression car l’examen pratique arrivait et lui aussi allait être décisif !

Jeudi matin, départ pour l’examen pratique. Nous avions deux manipulations à réaliser : mesurer la déformation qu’entraine un aimant sur la surface de l’eau à l’aide d’un faisceau laser, et décrypter des circuits électriques avec une boite noire.

Les jours qui suivirent, nous avons pu décompresser et nous amuser à fond ! Et c’est là que nous avons pu faire de merveilleuses connaissances avec des gens de toutes les nationalités, de toutes les langues. Il n’y avait aucune frontière car une chose nous réunissait tous : la passion pour la physique. Tous ces gens font sans doute partie de ces personnes qui passent brièvement dans vos vies mais qui laissent une marque indélébile qui vous fait grandir.

Nous sommes partis le cœur gros car nous laissions derrière nous un magnifique pays ainsi que plein d’amis que nous ne reverrons sans doute jamais… Aujourd’hui nous ne sommes plus tristes de les avoir quittés, mais heureux d’avoir pu les rencontrer !

Nicolas Lepers, 2009

Nous [avons fait] connaissance avec les autres délégations déjà présentes. Je pense que ce fut le début d’amitiés qui, je l’espère, continueront pour de nombreuses années. Les soirs précédant les épreuves, de nombreuses personnes entraient dans la cour où nous révisions dans une ambiance détendue mais néanmoins studieuse et multilingue.

Justine Laverdeur, 2008

Les épreuves en elles-mêmes, d’abord, avec le défi constant auxquelles elles nous soumettaient, nous incitant à donner toujours plus, comprendre et agir toujours plus vite, réfléchir toujours plus fort. Comment décrire le stress précédant ces épreuves, l’adrénaline qui coule délicieusement dans les veines ou la soudaine complicité internationale qui naît dans l’adversité d’un test déconcertant ?! 

Et toute cette joie, savamment orchestrée, entre organisation indispensable de la compétition et joyeux désordre des moments de détente a été rendue possible par le dévouement, ici et ailleurs, d’une poignée – oh, vraiment, pas beaucoup plus – de passionnés de Science et de rencontres.

Alexandre Riolo, 2007

Même si tous les étudiants étaient en compétition les uns avec les autres, cela n’a pas empêché la bonne humeur de régner sur le campus. L’aspect humain de l’aventure ne doit surtout pas être sous-estimé. J’ai eu la chance immense de pouvoir parler avec des tas de jeunes de mon âge des quatre coins du monde. Comme nous vivions tous au même endroit pour une semaine j’ai pu rencontrer et discuter avec des gens très différents. C’est une expérience enrichissante qui invite à la tolérance.

Jamais je n’aurais cru pouvoir vivre une telle aventure lorsque je me suis inscrit pour la qualification des olympiades au début de cette année !

Nicolas Dechamps, 2007

Nous avons visité le Royal Tyrell Museum, réputé comme l’un des meilleurs musées paléontologiques du monde. Grâce aux contacts de nos accompagnateurs nous avons pu visiter les coulisses du musée, voir les stocks de pièces et les salles où les préparateurs traitent les ossements, pour la plupart découverts sur un site à quelques kilomètres de là. Nous avons d’ailleurs eu l’opportunité de visiter une matinée cet immense site. Nous avons découvert des ossements isolés à divers endroits du site, et nous avons eu la chance de trouver un monticule couvert d’ossements en bon état.

Ces deux semaines ont été vraiment géniales à tout point de vue, et je conseille à tous ceux qui ont la possibilité de participer, de ne pas hésiter un seul instant !

Emilie Etoundi, 2006

Vous me diriez: « Passer ses vacances à faire de la biologie, il y a mieux ! » Vous auriez sans doute raison. Mais je vous répondrais que d’une certaine façon, rien n’est plus passionnant ! Je m’explique. Premièrement, il y a Biologie et Biologie en Argentine ! Les deux derniers mots changent tout ! Qui n’a jamais rêvé de voyager, de voir le monde et d’explorer de nouveaux pays ? Faire partie de la délégation olympique m’a donné cette possibilité.

Deuxièmement, […] le mot « international ». Très important également cet adjectif. Imaginez 185 jeunes du monde entier rassemblés en un même lieu. Comme une colonie de vacances mais en mieux ! Idéal pour les rencontres et les nouvelles amitiés. L’expérience humaine est incomparable ! Quoi de mieux que de parler de son pays et de découvrir en échange les coutumes des autres. Quoi de mieux que de pouvoir partager, après coup, des souvenirs avec des Estoniens, des Américains, des Thaïs ou des Chypriotes !

Alors, croyez-moi ou non, il y a nécessairement pire qu’une olympiade de science.